Chers collègues,

une tribune contre la réforme du Master MEEF / CAPES est en cours d'élaboration.

Elle peut être signée en suivant ce lien : https://docs.google.com/document/d/11FtmoQgwY2XOkbxlvvZPB_AE0xSqL95Z6pcOJ0iY0vU/edit?usp=drivesdk

 

La Société des hispanistes français se prononce fermement contre le projet de réforme du concours du CAPES de Langues Vivantes Étrangères prévue pour la rentrée 2020 et qui n’a pas fait l’objet de consultation collégiale auprès de la communauté des enseignants du secondaire et du supérieur. Cette réforme représente un danger pour la qualité de l’enseignement des langues vivantes. En effet, le niveau disciplinaire des futur.e.s enseignant.e.s se verrait drastiquement affecté par la mise en place d’une réforme qui prévoit une réduction sensible de l’évaluation — et, par conséquent, de l’enseignement — des compétences culturelles et linguistiques des candidat.e.s au concours. Dans le projet actuel, les épreuves écrites se composeraient d’un seul écrit disciplinaire — sans qu’il soit, pour l’heure, précisé s’il se fera dans la langue étudiée — et d’une épreuve de nature pédagogique. Quant aux épreuves orales, elles visent essentiellement à évaluer les compétences pédagogiques des candidat.e.s (présentation d’un cours et entretien) et, de surcroît, aucune d’entre elles ne serait évaluée dans la langue qui aura vocation à être enseignée par les candidat.e.s. En somme, la part de compétences disciplinaires serait réduite à une épreuve sur quatre, dont la nature n’est pas connue à ce jour.
Forte de sa mission de défense et de développement des langues parlées dans le monde hispanique, la Société des hispanistes français insiste sur la nécessité de fournir aux futur.e.s enseignant.e.s une formation exigeante et de qualité dans tous les domaines suivants : non seulement les langues, mais aussi les arts, les littératures, les cultures et les civilisations étrangères et régionales. De ce fait, la Société des hispanistes français réclame un moratoire sur le projet de réforme du concours du CAPES et de l’organisation des enseignements au sein du Master MEEF. Par ailleurs, elle ne saurait trop insister sur la nécessité de consulter l’ensemble des acteurs de la communauté enseignante en amont de tout projet de réforme éducative.
Motion adoptée à l'unanimité des membres du Comité de la SHF, le 4 décembre 2019.
 
  

 

Nous, membres du jury du Capes externe / CAFEP / 3e voie d’espagnol, réunis ce jour en session plénière, souhaitons exprimer notre vive inquiétude au sujet des projets actuels de réforme des conditions de recrutement des futurs enseignants d’espagnol du 2nd degré, tels qu’envisagés par M. Édouard Geffray, DGRH des Ministères de l’Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur, la Recherche et l'Innovation, dans un entretien qu'il a accordé le 3 juin dernier à l’AEF. Nous sommes pleinement convaincus de la nécessité d’évaluer les compétences didactiques des candidats, ainsi que nous le pratiquons actuellement. Mais il est primordial que celles-ci continuent de s’appuyer sur un socle de connaissances disciplinaires solide.
Les programmes de collège et de lycée accordent une part importante à la Littérature, la Civilisation et les Arts, dans le souci d’offrir aux élèves un enseignement riche dans une langue de qualité. Pourtant, tel qu’il est décrit actuellement, le projet de réforme réduirait drastiquement le poids des contenus linguistiques et culturels propres au monde hispanique dans l’évaluation des futurs enseignants d’espagnol.
Afin de garantir une meilleure cohérence entre ces exigences et les modalités de recrutement des professeurs d’espagnol, futurs agents de l’État, il nous semble indispensable de maintenir l’équilibre actuel entre le didactique et le disciplinaire.
Une concertation sur l’avenir du concours étant fondamentale, nous nous tenons à la disposition du MEN et du MESRI pour participer à la nécessaire réflexion collective.
À Poitiers, le 2 juillet 2019
Texte adopté à l'unanimité des présents et représentés moins deux abstentions

 

Chers collègues,

Nous prenons la liberté de vous écrire au nom de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public, car il nous semble que la réforme en cours du baccalauréat et du lycée exige que nous échangions nos points de vue.

Il n’est pas difficile de se reconnaître dans les ambitions affichées par le ministre de l’Éducation nationale, qui souhaite «muscler le baccalauréat» et en relever le niveau. Pour autant, maintenant que, grâce aux différentes auditions de la mission Mathiot, nous en savons davantage sur la réforme en préparation, le dispositif qui se profile laisse assez circonspect.

Sans entrer ici dans le détail de nos analyses, nous vous renvoyons pour cela au compte rendu de notre audition par la mission Mathiot <http://www.appep.net/audition-de-lappep-par-la-mission-mathiot/> et à la contribution que nous lui avons adressée <http://www.appep.net/contribution-publique-a-la-reflexion-sur-la-philosophie-au-lycee-et-au-baccalaureat/> , nous pointons cinq risques:

Suite à une demande d'audience sollicitée auprès de la ministre de l'Éducation, Mme Najat Vallaud-Belkacem, au sujet de la réforme du collège et de son impact sur les langues vivantes, le président de l'AFPE, Ahmed Haderbache, et la vice-présidente, Anne-Marie Penon, ont été reçus le jeudi 9 septembre par deux conseillers de la ministre : Mme Agathe Cagé, en charge du second degré, des programmes et de l'évaluation des élèves, et M. Éric Tournier, en charge du premier degré, de l'éducation prioritaire et des relations avec les IA-DASEN.
Lire le compte rendu.

Agenda

Juillet 2021
L Ma Me J V S D
1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31

Appels à communication

Congrés, colloques et journées d'étude

Annonces

Aucun événement
Aller au haut